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Les 7 étapes pour réussir son projet Benchmarking

 

Historique

Développé au début des années 1980 par société Xerox, le benchmarking est une pratique désormais fréquemment utilisée par les organisations afin se comparer aux meilleurs pour s’améliorer.

Confrontée à un problème de gestion des stocks nécessitant un lourd investissement, la société Xerox s’est alors intéressée aux pratiques des entreprises leaders du marché, puis aux pratiques de sociétés dans d’autres domaines. Elle a ainsi découvert les méthodes innovantes (dont elle s’est ensuite inspiré) d’une société de vente d’articles de sports par correspondance en termes de gestion de son carnet de commandes.

Le Benchmarking, appelé aussi parangonnage ou étalonnage, consiste donc en l’étude des pratiques des meilleures sociétés du marché, puis en l’analyse et en l’application raisonnable de ces pratiques. La littérature spécialisée et l’expérience démontrent qu’il faut compter en moyenne 4 à 6 mois d’étude, d’analyse et de mise en pratique pour considérer l’opération achevée. C’est indéniable, s’inspirer des meilleurs élèves demande du temps, de la rigueur et de la méthode !

Cette démarche, particulièrement vertueuse lorsqu'elle respecte certaines étapes (développées ci-dessous), permet ainsi d’évaluer ses processus, d'en préciser les avantages et les faiblesses et d'identifier les voies d'amélioration continue.

Le Benchmarking en pratique

Les résultats d'une démarche de benchmarking seront riches en enseignements. Cependant, il ne faut bien évidemment pas que la quête des « bonnes pratiques externes » tue dans l'oeuf toutes réflexions d'innovation internes. En effet, s'inspirer des ‘bonnes pratiques’ pour trouver sa propre voie sera bien plus profitable en un univers concurrentiel que de chercher à simplement les copier-coller. Et pour cause, on constate souvent que le rôle de suiveur est difficilement tenable dans la durée.

Le benchmarking peut bien entendu s’appliquer à l’ensemble des processus (non seulement les processus de conception, de fabrication, de commercialisation/diffusion, mais aussi les produits réalisés, les services fournis ou encore les activités de support et soutien).

Quatre types de comparaison

Selon le benchmark (organisation considérée comme modèle) retenu, on distingue habituellement quatre types d'analyse benchmarking :

  1. Le benchmarking interne consiste à comparer ses pratiques au sein de sa propre entreprise. Ce type d’approche est généralement plus aisé/facile à mettre en place parce que les indicateurs communs sont souvent disponibles et facilitent la comparaison Limites. En revanche, il faudra être attentif à ne pas transformer une saine émulation en une concurrence interne malsaine
  2. Le benchmarking concurrentiel est par définition plus sensible, puisqu'il touche les concurrents directs de l'entreprise. On constate d’ailleurs que ce type de comparaison se focalise plus souvent sur le produit/service que sur la méthode de travail.
  3. Les spécialistes distinguent également le benchmarking fonctionnel, entre partenaires non-concurrents mais qui appartient au même secteur d'activité. Cette démarche peut se révéler très riche car l’absence de concurrence et de barrières économiques permet une démarche approfondie et détaillée.
  4. Le benchmarking générique est, quant à lui, une analyse comparative avec une entreprise d'un autre secteur d'activité. D’après nous, c’est ce type de benchmarking qui offre le plus grand potentiel en termes de créativité et d’innovation. En revanche, les spécificités de chaque secteur affectent parfois l’adaptabilité des démarches/concepts.

Les 7 étapes d’un benchmarking réussi

  1. Que doit-on comparer ?
    Il s'agit de se focaliser sur les axes de progrès, les aspects que l'on a sélectionnés comme pistes d'amélioration.
  2. Quelle est la cible ?
    On recherche les leaders qui excellent pour les aspects sélectionnés à l'étape précédente.
  3. Quelles mesures ?
    On précise les critères et les mesures.
  4. La collecte d'information.
    Aucune source d'informations n'est à négliger. Le point de vue des clients n'est pas la moindre des informations à collecter...
  5. L’analyse.
    Deux questions : où sommes-nous meilleurs et pourquoi ? Où sont-ils meilleurs et pourquoi ?
  6. Une démarche active.
    Le benchmarking n'est que la première pierre du changement, ensuite il faut passer à l'action...
  7. Un nouveau benchmark.
    On relance un nouveau benchmark dans une démarche de progrès continu.

Concrètement, comment démarrer une démarche Benchmarking ?

Nous sommes intimement convaincus qu'il n'est pas toujours nécessaire de « réinventer la roue » et qu'il est souvent intéressant de regarder en dehors de son organisation pour apprendre et s’améliorer.

C'est pour cela que, tout au long de l'année, Bbest organise des sessions d'échange d’expérience et des « benchmarking groups ». Le principe de ces sessions est de réunir des organisations partageant les mêmes intérêts (ou faisant face aux mêmes défis) afin d’identifier et partager les bonnes pratiques autour d’une thématique spécifique. Ces échanges peuvent prendre plusieurs formes: soit, nous conviions une organisation plus mature/avancée dans le domaine et celle-ci partagera ses bonnes pratiques, soit, nous organisons des réunions de « joint problem-solving » au cours desquelles les participants développent ensemble des solutions communes aux défis auxquels leurs organisations sont confrontées.

Les thématiques de ces échanges sont établies soit par Bbest soit par demande de nos membres. Par conséquent, si vous désirez découvrir les bonnes pratiques dans un domaine particulier (ou si vous désirez investiguer davantage une pratique de management), n’hésitez pas à nous faire part de vos besoins en termes d'apprentissage.